Les besoins de la vie

Friday, April 14, 2006

LES BESOINS DE LA VIE



Les besoins nous imposent de se satisfaire et d’être en équilibre avec notre environnement et avec les autres.

• Le besoin alimentaire

La vie est mouvement et échange, par conséquent, elle nécessite de l'énergie fournie par la nourriture. Le besoin alimentaire conditionne l'existence et il est indispensable. Si on pouvait se nourrir uniquement de carbone, d’oxygène, d’hydrogène et d'éléments minéraux, on n'aurait pas besoin de tuer ce qui est vivant pour vivre. Or, notre organisme a besoin de molécules élaborées, toutes faites que nous empruntons aux végétaux et aux animaux. On est donc tributaire du milieu dans lequel on vit.
Tout être vivant dans un milieu favorable prolifère. La vie a utilisé des prédateurs pour limiter cette croissance et des charognards pour que la nature soit toujours propre. Ainsi est née l'écologie avec l'équilibre des milieux. On ne peut que s'émerveiller au regard de l'Amazonie et de la barrière de corail en Australie. On y trouve, l'abondance, l'esthétique, la variété, la propreté... sans aucun travail humain !
Le bétail s'est multiplié dès qu'il a été introduit en Argentine ou en Australie parce qu'il n'a pas rencontré de prédateurs. Parfois l’apport volontaire ou accidentel d'espèces nouvelles dans un milieu peut avoir des conséquences désastreuses. On a dû éliminer les chèvres dans les îles Galapagos, elles perturbaient trop le milieu, ce fut le cas aussi, des ragondins et des grenouilles taureau qui ont eu des effets indésirables.
Le besoin alimentaire se situe par rapport au temps. Le régime pendant un temps court est très facile à suivre. Plus dur sera de le maintenir jusqu’à changer ses habitudes alimentaires. Il est indispensable à l’existence.
L’alimentaire est lié aux déchets et au nettoyage. Quand on mange, il vaut faire la vaisselle et éliminer les ordures.
Une perception plus élargie du besoin alimentaire est la relation à la matière, celle que l’on mange, celle que l’on utilise, celle que l’on doit acquérir en gagnant sa vie.
La matière étant fixe la relation est proportionnelle à notre travail en respectant la technique.
J’ai faim, tu as faim, nous avons faim… Ce langage est simple à comprendre et on partage immédiatement la même valeur. Ainsi lors d’une crise économique, les gens qui ont faim s’associent facilement pour se révolter contre les possédants. Avant de faire la Révolution Française, les gens réclamaient du pain. Dès que le besoin alimentaire est touché, nous sommes en survie, le temps nous est compté et on déploie toutes nos énergies pour s’en sortir, alors que d’autres régressent jusqu’à se laisser mourir.

• Le besoin sexuel

La sexualité n'est pas indispensable à l'existence, mais à la pérennité de l'espèce. Si l'alimentaire représente l'utile, le sexuel paraîtra futile. Pourtant, il apporte le charme, l'esthétique, l'art... L'intérêt de la visite d'un pays ne porte pas sur 1es nécessités du quotidien que l'on connaît, mais sur les réalisations originales et surprenantes de son passé et aussi de la nature. Les pyramides ou le Grand Canyon, par exemple, attirent toujours beaucoup de monde.
S'il existe une traçabilité de tout ce que l'on mange depuis son origine, le sexuel est discontinuité, il est géré non pas par la logique, mais par le hasard et les statistiques. La rencontre est accidentelle ou recherchée, mais toutes les rencontres ne donnent pas un fruit.
Le choix d'un partenaire toute espèce confondue est testée par une parade nuptiale, toute action de l'un correspond à une réaction de l'autre et un rapprochement jusqu'à l'acte sexuel ou un rejet du partenaire. Le sexuel se situe par rapport à l’espace. Les méthodes d'élevage actuelles visent avant tout la fécondité, elles éliminent même les partenaires, ne considérant que les ovules et les spermatozoïdes.
Pourtant la vie écarte ceux qui sont en dessous d'une sexualité : ceux qui sont chétifs, ceux qui n'ont pas assez d'éléments pour charmer un partenaire, ceux qui ne communiquent pas suffisamment, ceux qui s'éliminent d'eux-mêmes parce qu'ils n'osent pas, ceux qui n'ont pas trouvé leur âme sœur et enfin ceux qui ne veulent pas pour des raisons diverses. L’infécondité peut être aussi d’origine biologique.
Don Juan a beaucoup de partenaires par ses qualités de charme, mais aussi parce qu'il incarne les tendances de son époque que l'on qualifierait aujourd'hui de sex-symbole, d’autres, faute de rencontres ou de communication, resteront seuls.
Le sexuel est dépendant du partenaire et si on élargit cette notion de tous les partenaires. Eros était ni homme, ni femme, il se situe avant la relation sexuelle. Il a pour objectif de charmer et de séduire. L’autre ne nous appartient pas et les réussites sont statistiques. Il n’y a pas de recette infaillible. Ce qui varie avec l’autre est la distance affective qui va de la sympathie, l’amitié et l’amour en sens inverse nous aurons l’indifférence, le rejet, la haine. Il est lié à la présence de l’autre et ce qui se conserve en principe, c’est le degré d’empathie avec l’autre, mais qui s’évanouit aussi avec l’oubli.
Le complément du besoin sexuel est l’habitat. Il faudra un nid pour fonder une famille.
Si les gens mangent, ce qui est le cas dans les pays industrialisés, le besoin le plus touché va être la sexualité, depuis l’acte sexuel jusqu’à l’amour, l’affection, la confiance, la fidélité,la communication, la rencontre, l’attache, le lien, l’entente, sans oublier la non de famille. Seul et isolé nous serons de plus en plus en insécurité. La confiance est l’antidote de l’insécurité. Une confiance doit se vérifier et peut se mettre à l’épreuve quand on le désire. Aujourd’hui, à qui pouvez-vous faire vraiment confiance ? Avec les télécommunications, la télétransmission, les gens pressés, inattentifs, non disponibles, non fiables… comment trouver un interlocuteur valable en cas de litige ?

• Le besoin de paix



Il est très mal connu. Chez le chat, en stimulant certaines structures cérébrales comme le rhinencéphale, on peut provoquer un état de boulimie, d'hypersexualité où il a tendance à s'accoupler avec n'importe quoi et un état de rage. Il est difficile d'admettre cet état de colère comme un besoin fondamental. Par contre, si on considère son inverse comme la paix qui règle les comportements, tout devient clair.
Mangez tout ce que vous voulez, mais pour être en paix, non. De même en sexualité, on peut imaginer toutes les combinaisons, mais pour être en paix non. Si l'alimentaire est consommé dans le repas, le sexuel dans l'acte, la paix est consommée dans le sommeil.
Paix, protection, sécurité, système de défense sont autant de facettes qui reflètent ce besoin.
Toute espèce vivante a besoin de nourriture qui entraîne des déchets avec comme corollaire le nettoyage. Elle a besoin aussi de se reproduire pour perpétrer son espèce avec un habitat et un milieu adapté. Le système de défense ou les précautions de sécurité sont nécessaire pour vivre tranquille.
La paix ne se résume pas en traité de paix, mais elle est une attention de chacun de nos actes en pensant aux conséquences et aux préjudices à cours terme ou à long terme de ce que nous faisons.

Pour tous nos besoins, il faudra une éducation pour s’adapter à notre milieu et des déplacements, des règles pour que ce qui est convoité soit à notre portée.

LES PULSIONS




Les pulsions sont l’expression affective de nos besoins. Ce sont des tensions qui ne demandent qu’a être soulagées par le fait d’ingurgiter ou d’éliminer. Une tension alimentaire est apaisée en se remplissant d’un repas. Le fait d’uriner par exemple soulage notre vessie, comme aussi le fait de parler lorsque l’on a le “cœur gros”. La pulsion est folle, elle ne demande qu’à se satisfaire. C’est le “moi” qui doit adapter la pulsion à la réalité. Cette pulsion réflexe et les tensions qui en découlent doivent avoir une régulation.
Il ne s’agit pas de les condamner, sinon on serait un ascète ou un frustré qui se priverait, mais de savoir attendre, ralentir, déplacer sur un autre objectif plus accessible, se contenter, même l’oublier et ne faire passer ses pulsions lorsque les circonstances le permettent, dans le respect des autres et de l’environnement. Dans le heurt, leurs satisfactions seront gâchées par les conséquences de notre précipitation. Il faut savoir perdre pour gagner plus.
Les pulsions peuvent revêtir un caractère compulsif horrible comme fouiller les poubelles pour se nourrir alors que l’on peut se débrouiller autrement, induire des comportements de dépendance et pire encore libérer une agressivité, comme violer ou tuer pour se soulager.
Les pulsions représentent un réservoir qui se remplit et qui se vide périodiquement et sans cesse. Elles sont liées à la vie. Lorsque le réservoir est vide, c’est-à-dire que nous n’avons plus envie. C’est le cas, par exemple, lorsque nous avons bien mangé. Il nous faudra une forte stimulation comme une gourmandise pour nous faire encore manger. Par contre, lorsque nous avons nous avons très faim, nous nous contenterons d’un bout de pain sec. Ainsi selon une forte ou une faible pulsion, notre choix va être différent. Avant ou après la consommation, nous risquons d’avoir un regard différent.

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